Tu ne peux pas savoir quelle est cette haine. C'est une haine qui a envahi tout mon corps, une haine qui a prit possession de moi, elle me contrôle, je lui obéis. Je lui ai livré mon âme, mon esprit est entre ses mains. Elle seule décide de mon sort. N'obéissant qu'à elle, je fis ce qu'elle m'ordonna. En robe de satin, j'empruntai l'escalier qui menait au toit. Arrivée au sommet de l'immeuble, j'ouvris la porte. Le froid s'engouffra en moi, comme une lame vous transperce le c½ur, et les gouttes de pluies rendirent mon habit collant. Le vide m'attendait, il m'appelait...Guidée par cette haine grandissante, je montai sur le rebord, dominant la nuit, dominant la ville. J'étais perchée sur le plus haut gratte-ciel de cette cité, pieds nus sur une marche humide et glissante. Ecartant mes bras de chaque côté de mon corps, en croix, je fermai les yeux et me jetai dans le vide.